L’union fait la force. Selon des informations de Le Figaro, le groupe Bouygues et sa filiale Bouygues Telecom envisagent de se joindre Ă la plainte conjointe dĂ©posĂ©e Ă Bruxelles par Vivendi et Free contre France TĂ©lĂ©com pour abus de position dominante. En organisant ainsi un front uni contre France TĂ©lĂ©com, Vivendi espĂšre apporter de l’eau Ă son moulin et obtenir ce qu’il recherche : la sĂ©paration en deux de France TĂ©lĂ©com, avec d’un cĂŽtĂ© les activitĂ©s de rĂ©seau, de l’autre les activitĂ©s commerciales. La commissaire Viviane Reding est favorable au principe d’une telle « sĂ©paration fonctionnelle » en Europe. Bien sĂ»r, France TĂ©lĂ©com y est totalement opposĂ©.
« Nous estimons qu’il y a abus de position dominante de France TĂ©lĂ©com, avec les tarifs pratiquĂ©s en matiĂšre d’abonnement et d’accĂšs Ă la boucle locale, ce que l’on appelle aussi le dĂ©groupage« , avait indiquĂ© dĂ©but mars le prĂ©sident du directoire de Vivendi, Jean-Bernard LĂ©vy, qui dĂ©tient 56% de SFR, le deuxiĂšme opĂ©rateur tĂ©lĂ©coms français. Pour offrir des abonnements Internet Ă leurs clients, les opĂ©rateurs doivent emprunter le rĂ©seau de l’opĂ©rateur historique. D’aprĂšs les comptes publiĂ©s dĂ©but janvier par France TĂ©lĂ©com, une ligne en dĂ©groupage total lui a coĂ»tĂ© 6,77 euros par mois en 2007, quand il la facture 9,29 euros hors taxes Ă ses concurrents.
Le dĂ©pĂŽt de cette plainte avait marquĂ© un nouveau degrĂ© dans la bataille fĂ©roce que se livrent Vivendi et France TĂ©lĂ©com sur divers dossiers, notamment sur les contenus. »Aller porter ce dossier Ă Bruxelles aujourd’hui s’intĂšgre dans une grande chronique d’agressivitĂ©, qui donne l’impression qu’il faut absolument nous bloquer dĂšs qu’on prend un peu d’avance sur une innovation ou une capacitĂ© d’investissement« , avait rĂ©pondu Jean-Yves Larrouturou, directeur gĂ©nĂ©ral adjoint de France TĂ©lĂ©com lors de la prĂ©sentation des rĂ©sultats du groupe.
Merci Ă Guillaume pour l’info










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